Famille Corguilleray

 

Raymond de Corguillleray époux de la fille unique et héritière de Jean Odart de Chandoiseau, hérite de son frère Guillaume mort en 1473 - (Nobiliaire du Nivernois Villenaut, Adolphe de Mullot de - 1900 - Page 661). (Toutes les sources qui sont unanimes à désigner Thomas de Corguilleray comme le fils et héritier de la fille de Jean Odart, par contre des variantes existent sur les prénoms des parents de ce Thomas)

 

Son fils Thomas  de Corguilleray, seigneur de Neuvy, de Champdoiseau et de von (Vaon), au service du Roi Louis XI est cité en 1469 (Cartulaire de Fontevraud TI Folio 56), puis en 1474, en 1481 à Berrie et deux fois en 1483, puis enfin toujours à Berrie en 1486 et 1499

 

'Thomas de Corquilleray, "écuyer, seigneur de Chandoiseau et de Vaon"  reçoit le 8 Juin 1483 la foi et l'hommage d'Olivier de Lespaye, écuyer propriétaire du Chillou. (Ref. Documents pour servir à l'histoire de Chasseignes, Cne de Mouterre Silly - 2015 - Françoise Bulté et Philippe Berton).

 

Le 20 décembre 1483, il acquiert de Gilles Moreau , une pièce de vigne, pour le prix de 4 livres tournois (Ref AD 86I j 1002 Seigneurie de Chandoiseau 1483 - 1596 - Transcription P. Berton)

 

 

En Octobre 1486 il obtient du roi la permission de faire fortifier son château de Neuvy sur loire . Il y est qualifié de "seigneur de Chandoyseau et de Neuvy sur loire" (histoire de l'académie de Royale des inscriptions et belles lettres Volume 43 page 678)

 

 

On ne sait exactement comment Champdoiseau passa de Thomas de Corguilleray à Philippe de Savigny que l’on retrouve qualifié d’« écuyer, seigneur de Champ d’Oiseau » dans un acte du 4 février 1513  (Acte de  vente au profit de Colin Bron "la terre pour faire un fossé, le long du bois de Chandoiseau » (Acte de vente  en date 4 février 1513 par Philippe de Savigny, écuyer, seigneur de Chandoiseau, au profit de Colin Bron, de  "la terre pour faire un fossé, le long du bois de Chandoiseau" - Acte fait sous la forme d'un bail à rente - AD 86Ij1002 - Seigneurie de Chandoiseau 1483 - 1596 - Transcription P. Berton)) , puis encore en 1518.

 

Il a été avancé que Thomas de Corguilleray décéda sans enfant, ce qui semble juste, et que ses biens ont été transmis à sa sœur Jeanne de Corguilleray, laquelle aurait épousé Philippe de Savigny.

Cette hypothèse se heurte cependant à deux objections :

  • La première réside dans le fait qu’on ne connait à Thomas de Corguilleray qu’une sœur prénommée Agnès et qu’elle était mariée à Guyot du Chesnay, maître d’hôtel du roi

  • La seconde résulte d’un acte du 26 Janvier 1550 ou Madame Charlotte de la Haye dit tenir Chandoiseau de Messire Philippe de Savigny qui fut en son vivant curé de Morton.

Philippe de Savigny "seigneur de Champ d'Oiseau" est mentionné comme étant présent à une assemblée de gentilshommes du loudunais le 2 aout 1518 pour assister à la publication des coutumes du Loudunais (Nouveau coutumier général de France par Bourdot de Richebourg T. IV p. 739/740 - Repris dans le Répertoire des Archives Historiques et généalogiques de la noblesse de France - P. Louis Lainé - Volume 10 p. 30)

Armes Corguilleray.jpg

'Armes de la famille de Corguilleray : D'or a trois fasces ondées de gueules. dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou T. II - Brisson St. Cyr - gallica

 

Dans un acte de donation du 26 Janvier 1550, au profit de son petit Fils Charles de Theligny, Charlotte de la Haye, veuve de François de Theligny dit tenir Chandoiseau de "feu Philippe de Savigny, curé de Morton".